mardi 30 décembre 2025

2025, le haut de mon panier


« On arrive enfin au bout : 2025 est terminée ! C'est l'occasion de faire le point sur les disques long format qui ont principalement nourri mes conduits auditifs cette année. Sans classement particulier ni distinction de style, voici simplement mes 10 coups de cœur de l'année. »


VULGAIRES MACHINS " Contempler l'abîme"

Trente ans de carrière pour les camarades québécois. Inutile de tenter d'essorer un peu d'objectivité : je considère ce quatuor comme l'une des plus belles choses qui soient arrivées au punk rock francophone. Un peu déçu par la précédente livraison, je prends une énorme secousse à l'écoute de "Libérer la foudre". Tout y est : le fond, la forme, la poésie au service de la mélodie. La mise en musique du constat immuable que l'humanité fonce droit dans le mur. Chef-d'œuvre.


MAIRO "La Fiev"

J'ai mis du temps à comprendre la musique de ce jeune suisse pourtant bien célébré par mon envoyé spécial préféré du coté de Neuchâtel  (s/o JRC). Impossible de ne pas tomber sous le charme de ce véritable premier album tant le Genevois semble maitriser son art. Les productions ratissent large, et le MC se promène partout peu importe le terrain de jeu. La partition est soignée. 


DISIZ " On s'en rappellera pas"

Difficile de passer après cette pièce maîtresse qu’est L'Amour. Disiz revient avec sa formule pop ultime aux allures lancinantes. Plus triste que son prédécesseur, toujours aussi finement écrit, il décrit la grisaille ordinaire avec des mots simples et percutants. Le bougre a réussi à inviter Laurent Voulzy et Theodora sur le même disque ; qu'on lui apporte la couronne qu'il mérite.



AGRICULTURE "The spiritual sound"

C'est suffisamment rare pour être souligné : C'est le J, un collègue de travail qui me souffla le blase de cet orchestre californien. Directement séduit par le patronyme, je me suis pris la puissance de "Bodhidharma" leur premier single en pleine cabine. L'album au complet défonce les frontières du black metal pour s'aventurer sur les terres fertiles du doom, shoegaze tout en évitant la boite à riffs qui m'insupporte. Je suis venu pour les blast beat, je suis resté pour le post rock. Le J c'est le S. 

LÙLÙ "S/T"

S'il doit y avoir un numéro 1, c'est celui-là. C'est peut-être Brice qui résume le mieux la musique de cette alliance Marseille-Lyon : "On dirait un mélange entre le premier album de Téléphone et les disques garage de Randy". J'ajouterais presque que l'on peut y trouver du Starshooter ou du Coronados pour les esgourdes les plus âgées. 10 titres, 10 tubes chantés en français ou en italien. 10 occasions de penser que l'orchestre va bientôt remplir le Stade de France.


SPIRITUAL CRAMP "Rude"

On jardine large chez nos amis de Spiritual Cramp, mais le moins que l’on puisse dire, c’est que les Californiens ont la main verte. Puisant dans les meilleurs dérivés que le punk rock puisse proposer, on se promène dans un disque à la production parfaite, de hits reggae-dub en hymnes indie rock, en passant par quelques relents post-punk finement amenés. Savoureuse récolte.



ROSALÍA "Lux"

Le blockbuster de l'année. Impossible de passer à côté, il tourne en boucle entre les quatre murs du salon familial. La reine de la pop actuelle ajoute une dimension orchestrale à ses choix de mélodies audacieux, le tout décliné en plusieurs langues. S'y ajoutent des textes aux délires mystico-sacrés qui me dépassent certes, mais ont le mérite de questionner son audience. Un disque à la hauteur de son ambition, qui tire tout le monde vers le haut, des oreilles les plus aguerries aux plus réfractaires.


ISHA & LIMSA D'AULNAY "Bitume Caviar Vol.2"

 Résolument comblé par la fulgurance du premier volume, je n'avais aucun doute quant à la qualité de ce second opus. On est logiquement moins surpris par l'alchimie qui se dégage du duo, mais le résultat est toujours aussi efficace. Le disque se révèle peut-être plus mélancolique, plus politique et techniquement toujours irréprochable. Il faut l'écouter plusieurs fois pour comprendre que ces deux-là sont actuellement intouchables dans la précision de leurs rimes.

 

NOT SCIENTISTS "Voices"

Retour chez Santi Garcia pour le meilleur groupe français du monde. Premier enregistrement depuis l’arrivée de Fred à la deuxième guitare, et il apparaît évident, dès les premières notes, que le bougre est venu sublimer la machine. On y retrouve ce sens de la mélodie affûtée qui s'était un peu effacé sur le précédent disque, ainsi que les flamboyances pop qui arment des refrains implacables. Leur meilleur disque sans aucun doute. 


HOME FRONT "Watch it die"

Déjà impressionnants sur leur premier album il y a deux ans, le duo canadien vient confirmer son énorme potentiel avec un disque encore meilleur que le précédent. Leur synth punk est toujours aussi puissant et fédérateur mais les mélodies pop ont le pouvoir de transformer leurs chansons en hymne. On adore à la rédac.

 


jeudi 8 octobre 2020

Pollux : 20 ans !

Pollux Asso a fêté ses 20 ans les jeudi 17 et vendredi 18 Septembre dernier. Sous l'impulsion de la trépidante Jess, on a noirci une feuille avec ma copine Roxane dans le dernier fanzine Pollux, l'histoire de souffler les bougies avec nos camarades Tarnais. Bon anniversaire Pollux. 

 Elle est drôle cette histoire. Elle ressemble à une fable de la fontaine, ou à une comédie romantique britannique, dans laquelle Hugh Grant aurait évidemment plus trainé ses guêtres au PMU à descendre quelques casas, que dans les salons de thé de l’ouest Londonien. Cette histoire évoque le temps qui s’écoule, le temps perdu, mais jamais le temps oublié. 

J’ai grandi autour de cette énorme métropole qu’est Toulouse, aspiré dans cette ville aux mille propositions culturelles. Comme un bon nombre de personnes qui liront ces lignes, je me suis construit en tant qu’individu autour de cette musique aux 3 accords. Ces 3 accords que l’on aura fait tourner en boucle dans tous les sens possibles sans jamais éprouver une once de lassitude. 

On a joué aux rats des villes, dans des minuscules studio radio aux cendriers plein, dans ces concerts suintants de la ville rose à la distanciation sociale déjà établie, sur ces petites scènes qui ne voudront jamais lâcher nos basques, collants aux converses comme un vague à l’âme. Dans tout ce bourbier nous avons vieilli. Cette musique et son histoire aura fait ce que nous sommes aujourd’hui.

Aussi loin que je me souvienne, et à quelques litres de diesel du fief de Nougaro, mes virées dans le Tarn sur les terres de mon paternel ont toujours eu pour effet d’apaiser les acouphènes de la ville. Rien de plus agréable que de prendre les petits déjeuners chez mamie, à faire flotter les échaudés dans le bol pendant de longues minutes, à évoquer le programme déchargé de la journée.  J’ai déambulé ma jeunesse sur les bords de la Roucarié, appris la planche à roulette dans le parc de l’Endrevié, et passé de trop longues heures à refuser les ballades dominicales sur les chemins du Ségala. Entre Almayrac et Monestiés pour être précis. Le Tarn fût longtemps synonyme de famille, de repos, et de détente…

Puis un jour, tout s’accéléra. Nous étions vers la fin des années 90. Alors que ma routine ne s’esquintait qu’en rêvant de concerts de hardcore mélodique et de baggy pants, alors que la ville de Orebro en Suède était certifiée capitale mondiale du rock’n’roll dans mon estime, je me rendais compte que la région Albigeoise offrait en terme de spectacles amplifié le rêve organisé. Quel invraisemblance, de s’apercevoir que tout se passe à la campagne. Oui, nous autres rats des villes, avons cette condescendance consistant à qualifier de « campagne » tout rassemblement inférieur à 400 000 humains. Alors, pendant de nombreuses années, nous organisions des aller-retours pour nous ressourcer à la campagne, profiter du grand air, aller aux champignons le dimanche mais surtout en prendre plein les esgourdes dès que les zones à décibels avaient annoncé portes ouvertes. C’est à dire: très régulièrement.

 Inutile de dresser ici une liste exhaustive de tous ces évènements marquants, seule peut être ma défunte mamie aurait pu nous aider avant qu’elle ne confonde la chicorée avec le terreau, car nous y passions fréquemment d'un coup de clio avant d'aller écumer les festivités tarnaises. 

De cette opulente période, le nom de l'association POLLUX est vite devenue indissociable. De part le nombre d'orchestres importants, acolytes du skye terrier écossais, je veux bien sur parler des 4degrés7, Nemless et autres Now'n'Later, mais aussi et surtout de part les concerts organisés en terre Albigeoise. Le fanzine, véritable première pierre de l'état d'esprit de l'association, et premier moteur du manège enchanté, témoigne de cet enthousiasme et de l'énergie de l'époque. Un enthousiasme que nous autres jeunes rats des villes partagions à la ville rose. Nous nous croisions à l'occasion avec les amis du chien chevelu. Nous échangions des verres, des regards et des postillons à quelques occasions mais rien de plus. Comment des individus aussi passionné.es, et vivants à quelques kilomètres ne pouvaient-ils pas partager plus ? 

Dessin : Roxane Rastrelli
 

C'est qu'ils ont un petit coté Ours les Tarnais. Des rats des champs taillés mentalement comme des ours. Ils font même peur parfois au premier abord. Il faut une bonne dose de lubrifiant social anisé pour espérer rentrer en relation. Chez Pollux, il faut adopter quelques éléments de langage en plus pour suivre convenablement une conversation. Il faut pratiquer à quelques reprises pour savoir si t'as bien compris le sens du zguen. Si tu te poses trop la question, il faut peut être baisser les bras. Tu seras jamais zguen. 

Chez nous à la ville, mamie dirait qu'on ne se prend pas pour des pépins de pomme. Cette fameuse condescendance. Elle a jamais tord mamie. On devient cons à la ville. On aurait tendance à prendre tout le monde de haut avec nos vies rapides à la noix. Alors c'était pas facile de se rencontrer pour de vrai. Mais on a perdu trop de temps. 

On n'a heureusement pas attendu que Pollux ait 20 ans pour faire durer les apéritifs du midi jusqu'au gouter. On aura attendu ce festival. Le bien nommé Xtreme fest, rassemblant des générations, des pays, des animaux, des sportifs, des feignasses, des handicapés, des ambidextres et n'importe qui acceptant de se retrouver en maillot de bain, la tronche dans les amplis le temps d'un long week-end.Il aura fallu une nuit blanche sur une terrasse perchée pour comprendre plein de choses. Pour comprendre que évidemment on parlait le même langage. Évidemment qu'on partageait les mêmes valeurs. Pollux ont fait ce que nous avions toujours rêvé de faire, mais plutôt que de le faire tous seuls, ils y ont associé tout le monde, jusqu'aux voisins de la grande ville. 

Bon anniversaire Pollux et merci. Merci pour les belles soirées, merci pour les belles discussions, merci pour les échappés temporelles ou les vocations créées, merci pour le zguen et rendez vous dans 20 ans.

mardi 11 juin 2019

Vedette.

VEDETTE, le premier livre de mes ami.es Roxane & Nicola est sorti le mois dernier. Devant le succès festif du premier tirage, les pré-commandes de la deuxième fournée sont d'ores et déjà disponibles. 
40 pages, 8 euros + frais de port. Les dessins de Roxanne, et l'histoire de Nicolas. 

Un livre pour les enfants ou les adultes, pour toutes celles et ceux qui veulent retrouver le goût du sirop de citron vert de mamie. Pour celles et ceux qui sont tombé.es, qui se sont relevé.es, et qui ont collectionné les croutes aux genoux en guise de trophée. Un livre pour les losers épanoui.es.

➜ http://tiny.cc/vlt47y

Pré-commandes jusqu'au 19 Juin 2019. 

mardi 6 février 2018

Records & Stories.

Bonjour 2018,
Ca fait un bail que je n'ai pas trainé mes doigts sur ce maudit clavier afin de mettre ce présent site à jour. J'attendais certainement une occasion qui  en vaille la peine. J'imagine que celle-ci en fait partie.
Les années défilent toujours aussi vite. Je suis désormais plus proche des 50 que des 20, et même si je fais bien semblant de ne pas être attristé, par l'écoulement du sablier, rendons nous à l'évidence... On vieillit mon frère. C'est certainement la maturité qui pousse à prendre de sages décisions.
On a donc mis la clé sous la porte avec Les Disques de Géraldine. Une décision raisonnable étant donné le succès plus que relatif de cette chouette histoire. On a partagé une belle aventure avec mon camarade et ami Guts, entourés de nos ami.e.s pour nous filer coups de main et coups de coudes, pendant une bonne dizaine d'années. C'était beau, chaotique et fait avant tout avec une passion sans bornes.
Mais une fois que la clé a glissé sous la porte, on se retrouve bien benêt, à poil sur le palier, sans la vêture qui nous remue et fournit sens et inspiration au quotidien.

Logo by Edith Boucher

Leptik Ficus se fréquentent à nouveau. Il semblerait même qu'ils aient retrouvé le chemin du studio pour sortir un nouveau disque. L'occasion était donc trop belle pour redonner vie à ce portail, qui servira dorénavant de bureau fourre tout aux activités de votre serviteur. Je garde que des bons souvenirs de ces gaziers. En particulier ma toute première tournée, il y a bientôt quinze années. Je suis totalement fan de deux albums, impossible donc de ne pas avoir les tripes qui flanchent à l'annonce d'un nouveau disque.
Il est donc juste ici frais et disponible, en partenariat étroit avec nos amis Guerilla Asso. Pour le commander, il suffit de cliquer sur la nouvelle page de commande
De nombreuses nouveautés arrivent pour 2018, restez dans le coin, je vais décrasser un peu le carburateur, et tenter de passer la seconde. 




"Il y a des histoires qu’on a du mal à finir. Il y a des bouquins qu’on ne veut jamais terminer. Il y a des groupes qui ne devraient jamais s’arrêter de jouer. Leptik Ficus ont bien compris qu’il était inutile d’avorter leur aventure trop tôt, l’envie allait finir par reprendre le dessus. Retour discret, mais diablement efficace, le trio retrouve sa formule qui a marqué une génération de kids. Punk rock rageur et mélodique, les influences musicales sont à piocher de l’autre coté de l’atlantique mais les références culturelles viennent toujours de nos douces contrées hexagonales. Le délicat parfum d’huile de vidange de leur premier 508 et le gout de la bière chaude se mélangent donc encore allègrement aux refrains poignants de ce nouveau méfait."

jeudi 5 octobre 2017

Stupid Karaté.

Il y a quelques mois, j'ai reçu un disque. Même deux disques. Pas un vulgaire lien pour télécharger quelques mp3s, qui assemblés dans un cyber lecteur formeront plus tard un album. Non! Deux véritables compact disques emballés dans un packaging "Fais le toi même" avec une collection de cadeaux pour sublimer le tout.
Les messieurs m'avaient contacté il y a quelques mois pour savoir si je souhaitais faire une chronique de leurs derniers efforts discographiques. Diantre ! Evidemment ! répondis-je, cela va rappeler la douce période radio-webzine No Control, et ses inlassables heures d'écoutes de galettes avec mon camarade David. Une chronique ici va sans nul doute leur permettre de remplir le stade de France dans quelques années, alors quand on peut rendre service...
Enfin, il reste donc encore des groupes qui envoient des disques par la poste comme au bon vieux temps. Le vieux con que je suis devenu est quelque peu rassuré. 

L'orchestre en question s'intitule donc STUPID KARATÉ. Ils ont l'avantage d'un patronyme à l'ambition relative, qui en profite pour nous aiguiller sur leurs intentions. Alors certes les Lillois ne vont pas chambouler le monde de l'industrie du disque mais les gaziers font le job avec brio. Deux Ep's à quelques mois d'intervalles. Hardcore punk sauce 80's, ambiance potache, et tempos en fond de 5ème pour faire valser mamie au bal de promo.



J'ai une préférence pour le premier E.P,  certainement puisqu'il y a deux titres en français (je suis toujours le même vieux con qu'au paragraphe précédent) et surement aussi pour la reprise des Undertones, mais les deux disques s'enchainent facilement.  Idéal en fin de semaine quand tes collègues de travail tentent de te persuader que le nouveau Julien Doré est vraiment pas si mal. 
Bravo les jeunes. Continuez d'envoyer des disques par courrier postal. Et surtout continuez de jouer vite.


samedi 24 décembre 2016

2016, le haut de mon panier (3)

Il m'arrive d'aller à des spectacles. Parfois, le groupe est bon, et je passe une bonne soirée. Parfois, le groupe est mauvais, mais mes copains/ines sont rigolos alors je passe quand même une bonne soirée. Lors des soirées évoquées ci-dessous, tout le monde a été très bon, je vous rassure.

LIVE.
- Samedi 23 Janvier 2016 / Zone Infinie @Pavillons Sauvages, Toulouse.

On a écumé leur premier album comme Moitessier les mers du Sud, j'attendais donc impatiemment leur venue sur Toulouse. Salle blindée, attitude "Je m'enfoutiste" à souhait, lampe frontale pour le guitariste afin d'être sûr de bien voir les cordes... Nous avons assisté ce soir là à un concert incroyable.
Je saurais toujours pas expliqué ce qui se passe avec ce groupe, mais ils apportent un espèce de bourrasque bien fraîche dans ce punk francophone. Depuis, j'écoute Camera Silens. Okay?




-Mardi 19 Juillet 2016 / Heavy Heart @La Dynamo, Toulouse.
Un groupe qui a fait l'unanimité toute cette année. Les quatre champions ont défendu sans relâche leur premier EP "Discoveries" avec la fougue et la passion comme seul acolyte. Sur scène, c'est tout simplement parfait.

Le juste milieu entre précision, charisme et sympathie dénué de démagogie outrancière. Leur nouveau album "Distance" sort le mois prochain et je vous conseille de vous ruer dessus. C'est eux le futur.






-Jeudi 6 Octobre 2016 / Bruit Qui Court @Music Box, Toulouse.
Release party du nouvel album "Que la nuit m'emporte". Un disque qui s'écoute, comme une nuit qui s'écoule,  un opus qui prend tout son sens sur scène avec des images projetées et un jeu de lumières de circonstance.
C'était ce soir là, le dernier concert de Sylvain le bassiste. Petit détail, qui permettra sans doute à ma frêle âme émotive, de basculer la petite larme de fragile en fin de set.
Bref, c'est la grande classe ce groupe. Entre poésie sociale et attitude punk, leur nouvel album aurait bien eu sa place dans le top 5 des disques également.




Lundi 14 Novembre 2016 / Dirty Fonzy @L'Etincelle, Angers

J'ai vu mes potes 1 million de fois en concert. Je connaissais la grosse machine qui pilonne en festival et qui renvoie les têtes d'affiche en cours de coaching artistique, mais pas ce groupe là.
Dirty Fonzy en pleine reconstruction, avec un Angelo Papas sur le point d'en terminer avec sa grippe carabinée. Panache, tubes et autodérision étaient de toute évidence les maitres mots de la soirée.
Je crois bien avoir pleurer de rire ce soir là. Vous allez penser que je chiale beaucoup à force. C'est le cas.




Mardi 22 Mars 2016 / Nekfeu @Zenith, Toulouse
Comme la majeure partie de la population française âgée entre 14 et 18 ans, je suis fan de Nekfeu. Je ne vais quasiment jamais au concert de rap, pour la bonne raison que je m'ennuie très vite. La dernière fois au Zenith c'était pour Booba justement. Nous étions même partis avant la fin.
Ce soir là, on a passé la soirée avec un père de famille venu accompagné sa fille, plus proches du comptoir que de l'épicentre de la fête. Ceci étant dit, le concert était drôlement bien fichu. Scénographie solide, danseurs, ballons, effets spéciaux...Je voulais en prendre plein la tronche, j'ai été servi.

jeudi 22 décembre 2016

2016, le haut de mon panier (2)

C'est toujours difficile de parler de rap. Ce n'est pas ma culture. Ce n'est en aucun cas, le style de musique qui m'a construit, forgé et éduqué. J'ai bien quelques disques majeurs au milieu des années 90 qui ont eu un rôle important, mais j'ai commencé sérieusement à m'intéresser à tout ça, il y a moins de dix ans.  Je n'ai donc peut être pas la légitimité pour parler de rap, et c'est bien pour ça qu'il faut le faire. Toujours pas d'ordre de préférence dans les disques ci-dessous.

RAP FRANÇAIS


DOOZ KAWA "Bohemian Rap Story"
Un disque important puisqu'il est sorti à une période marquante de mon année. Les instrumentaux sont soignés, avec une omniprésence de cordes pouvant faire appel quelquefois aux musiques de l'est.  Les textes toujours aussi réussis, entre ballades imaginaires et chroniques quotidiennes. Les featurings sont bien évidemment de qualité connaissant l'entourage du garçon. (Lucio Bukowski, Anto Serra, Hippocampe Fou...) Le coquin sait également merveilleusement bien jouer de son timbre de voix pour s'adapter aux ambiances des différentes chansons. Gros disque.



CABALLERO & JEAN JASS "Double Hélice"
Mince alors des belges. Je suivais Jean Jass en tant que producteur, mais j'étais passé complètement à coté de ses activités de rappeur.
Alchimie parfaite pour le disque entre les deux gus. 10 titres seulement mais une quantité de métaphores incontrôlables et quelques gros hits qui sortent du lot. Deux flows disparates mais complémentaires, une bonne dose d'humour et en plein milieu, on prend ce GROS HIT.
 KERY JAMES " Mouhammad Alix"
Il est toujours là papa. Indétronable. Un disque placé sous le signe du combat, avec une vision toujours plus négative du monde qui nous entoure. L'un des derniers dinosaure à parler de politique dans le rap, quitte à presque devenir un cliché de lui même. Je continue de manger dans sa cantine même si on commence à avoir fait le tour du bâtiment.
"Rien n'a changé depuis Lettre à la République."
NEKFEU "Cyborg" 
Après avoir fait ses preuves dans les bacs auprès de l'industrie dégueulasse du disque de rap, le jeune parisien prouve à ses collègues de taf qu' à l'heure actuelle, il survole tout le monde en hélicoptère. Le fond et la forme se tiennent enfin la main dans un disque déjà beaucoup trop abouti pour les jaloux. Mon champion actuel. J'espère juste qu'il va finir par arrêter de jouer les tremplins pour son équipe de MJC (mise à part 2,3 exceptions...) et assumer tranquillement son succès du haut de l'hélico.
DROOGZ BRIGADE "Projet Ludovico"
Les gros punks de ma ville. Toujours plaisant de voir l'énergie d'un collectif comme moteur d'un projet de disque. L'équipe base sa musique sur un parallèle poignant avec le monde du cinéma, en l'occurence ici avec l'univers d'Orange Mécanique. C'est violent, cru, et truffé de jeux de mots douteux, mais toujours finement référencé. Al'Tarba, chef d'orchestre de la troupe et l'un des meilleurs beatmaker ne deçoit à aucun moment, dans des prods toujours plus sombres et percutantes. C'est simple, c'est tellement cool, que l'on dirait un groupe de punk.

Pour ceux que ça intéresse, le disque est disponible ici !