mardi 11 février 2014

Colombie - Equateur.

Il ressemblait presque à un vieux Mercedes 508 ce vieux voilier de vingt ans d'âge qui nous a conduit jusqu'en Amérique du Sud. L'inébranlable Roger, à bord avec nous, l'appelait même le "Camion des mers". Wildcard, c'était son patronyme. Il était un peu sale, cachait quelques cafards en son bord, mais nous y avons passé de sacrés moments. Sur le pont, un capitaine polonais, un second néo zélandais, des américains, un suédois, des anglais, un hollandais, deux chiliens, un suisse, et quatre français. Une histoire qui pourrait commencer comme une mauvaise blague de cours de récréation de collège. Trois jours à vivre dans une carte postale dans les îles San Blas puis deux jours en haute mer, à naviguer dans les creux de 4 voir 5 mètres. J'ai quelques connaissances qui ont regrettés leurs verres de rhum-coco ingurgités quelques heures avant le grand départ  toutes voiles dehors. Sur ce vieux voilier, conditionné à 20 sur ces quelques mètres carrés, nous avons eu de la chance. Comme dans une pitoyable émission de télé réalité, nous aurions en effet pu avoir pour colocataires la crème de la crème du backpacker benêt comme ce fut le cas sur d'autres embarcations. 5 jours avec Loana et Steevie sans aucune possibilité de secours, j'ose même pas imaginer. Impossible de dire : " Bon je sors me faire un ciné pour me changer les idées". L'expression "embarquer dans la même galère" n'a jamais pris autant de sens à mes yeux. Bref, des camarades de jeu bon enfant, possédant un sens de la convivialité adapté, et un esprit festif modéré question consommation de boissons alcoolisées. En plein dans le mille.

Living in a postcard. 


Captain Youyou, le maître à bord. Des grosses lacunes question hygiène capillaire, une passion assumée pour la culture hydroponique de plantes douces, mais un commandant droit dans ses pompes, à l'autorité indiscutable. Je n'aurais jamais cru me sentir en sécurité avec un garçon aux cheveux si sales.

"Tigre" le mousse.



Carthagène des Indes, la Colombie comme premier pied à terre. Toutes les personnes que nous avons croisé depuis le début de notre périple n'ont cessé de nous venter les mérites du pays de Shakira. J'attendais beaucoup de ce pays à la réputation entravée par une actualité pourtant basée sur des faits datants de la période où ma grand mère conduisait encore au delà de cinquante kilomètres par heure. Effectivement, la Colombie a tenu toutes ses promesses. De Carthagène à Pasto, en passant par Bogota, nous avons principalement été hébergés chez l'habitant. De rencontres en rencontres, les colombiens nous ont offert un lit, un couvert, et largement bien plus que ce que nous pouvions espérer. Ce peuple doit être à l'origine du mot "hospitalité". Une patrie bien déterminée à faire changer l'image que la plupart des européens ont à leur égard. Un pays qui pour le moment est le gros coup de coeur de ce voyage. Un pays qui regroupe plusieurs saisons, plusieurs paysages, plusieurs climats en quelques heures de bus. Si vous voulez retrouver votre fois envers l'humanité et effacer de votre compteur vos années de misanthropie. Prenez donc un billet d'avion. Ca fait du bien.

Taganga, Colombie
Parc Tayrona, Colombie
Dans les coulisses du carnaval de Pasto avec Nohora et Alberto
Le chagrin d'amour, suite au départ de la Colombie, à peine digéré, que nous sommes déjà en Equateur. On ne voyage plus trop seul. On trouve toujours quelques compagnons de fortune pour avaler les kilomètres de routes qui nous transportent sur les chemins d'Amérique du Sud. On a adopté un bon rythme. On a un mode de vie similaire à celui d'un collégien. On se couche tôt, on se lève tôt, certainement plus tôt que pour aller au turbin, mais bizarrement, c'est moins difficile. Dans un des ces nombreux bus, un collégien justement, a du nous trouver tellement à sa portée question âge, qu'il a pris le soin de nous dérober de quoi vivre 15 jours en pension complète dans un hôtel de la Quito. Petit coup au moral. Mais ce sont les aléas du voyage. Je me console dans cette tirade que l'on rencontre sur les lèvres de tous les voyageurs. Un peu comme un concert accordé un demi-ton trop haut. C'est pas grave, c'est punk!

Quito, Ecuador
Casa del arbol
Le volcan Tungurahua en pleine forme.
Bon je file, on a un énième bus de nuit à prendre. On vient de croiser un quinquagénaire qui s'est fait dérober toutes ses affaires par les pirates de la jungle péruvienne. J'ai aiguisé le laguiole de papi, donc les méchants ne sont jamais sur notre chemin. La lame Aveyronnaise fait trembler les voyous.
A bientôt sur ce site, il se pourrait que je commence à accumuler le retard, mais j'avoue que je suis un peu tanné. Je ferais peut être des chroniques de disque la prochaine fois. Merci d'avoir lu jusqu'au bout.

dimanche 12 janvier 2014

Panama City.

Panama City, Panama.
Nous sommes à Panama City. L'heure de quitter l'Amérique Centrale approche dangereusement. Ce fût  long, éprouvant mais tellement passionnant. Nous sommes simplement descendu du Guatemala jusqu'au Panama en bus. Le bus. Ce véhicule qui m'a transporté durant toute ma jeunesse en zone péri urbaine, a désormais une saveur nouvelle. Il rime avec air conditionné, conduite périlleuse, convivialité familiale, odeurs corporelles, et routes nocturnes de type "dégueulasse". Par ordre d'apparition dans les mirettes, nous avons successivement admiré le Guatemala, le Salvador, le Honduras, le Nicaragua, le Costa Rica puis le Panama.
 Nous nous sommes laissé tripoter aux douanes, nous sommes tombés en panne, nous avons dormi dans des salles d'attente, parfois la tête dans l'urine (mais jamais les deux à la fois, promis), nous avons compté les cafards, mais nous y avons toujours pris du bon temps. Il y a quelques mois, le projet que nous avions en tête était uniquement de descendre par la route, de San Francisco à Santiago du Chili, mais c'était sans compter le léger contre temps qui se cache à la frontière du Panama par le sud.
Le problème réside dans le fait que la frontière Panama/Colombie est considérée comme l'une des plus dangereuses du monde en passant par la voie terrestre. Il faut emprunter des routes à travers la jungle qui sont visiblement contrôlées par les narco trafiquants, et les FARC. Ca serait dommage d'avoir commencé cette charmante partie en essuyant le game over avant même d'avoir affronté le boss de fin.
Reste la voie maritime. Là aussi, le commerce des narcos reste un problème de taille, il faut donc lorgner vers des bateaux plus touristiques pour traverser en toute sécurité. Comme l'on pourrait choisir une cravate pour le mariage du cousin, nous avons donc choisi un voilier et un capitaine pour nous amener en Colombie, moyennant un budget qui n'est sans doute pas à notre portée. Trop tard, la belle embarcation est supposée nous attendre après quelques heures de Jeep au milieu du territoire Kuna. A quelques heures du départ, on sait toujours pas si elle y sera.

Décontracté du bocal, posé dans ce backpacker panaméen en attendant notre bateau, j'ai pris le temps de contempler l'actualité hexagonale. Avec le recul géographique imposé, et l'absence de quelques mois, j'avais pas pris conscience de l'ampleur des dégâts. Excusez moi de vous dire ça mes chers compatriotes, mais vu d'ici c'est pas vraiment beau à voir.
L'histoire de cet ex-humouriste breton doit certainement être la cerise sur le ghetto. Autant l'avouer tout de suite, il fût un temps où il m'a fait rire ce con. En duo comme en solo, il m'a fait rire. Je l'ai presque trouvé talentueux. Naïvement, je l'ai même parfois défendu, lorsque ses provocations de seconde zone n'étaient pas encore associées au nom de Faurisson et Ayoub. Les orteils enfouis dans le sable des Caraïbes, j'ai dans un premier temps évité tout cette messe répugnante. Mais difficile de passer à coté. J'ai donc lu ces derniers temps, fait le tri dans cette pétaudière d'informations pour essayer de se concentrer sur le plus intéressant.
 Le clown est pitoyable. Encore plus déplorable que le pitoyable : ma gueule. Innocemment, comme un adolescent perdu en mal de construction identitaire, j'ai ri à ses conneries, au nom de l'humour et d'un degré que je pensais être proche du huitième. Maintenant que le clown a perdu tout son maquillage,  c'est moi qui fait la grimace quand je repense à mes propos lancés à haute voix en public. Je suis content d'être loin, parce que j'ai honte. Tel, un abruti de première classe qui prend du poil à gratter pour une lotion de soin pour la peau, je suis tombé dans le panneau. Et maintenant cette horde de fanatiques, bien trop présente dans mon cyber entourage, qui prêche sa parole, et s'insurge contre une énième dérapage gouvernemental, me ferait presque frissonner. Je suis pas encore sur le bateau que je vomis déjà, terrorisé par la vague que je viens de prendre en pleine poire. Peut être sont ils encore obnubilés par le maquillage, peut être que leur vague n'a pas effacé ces couches de fond de teint qui font encore passer ça pour de l'humour. Peut être n'ont ils pas pris le temps de lire cet article par exemple. Peut-être n'ont-ils pas assez navigué dans les océans du meilleur copain du breton, dont il est question par ICI. Il s'agirait pas de se tromper de combat au simple nom de la liberté d'expression. Allez les jeunes, si vous voulez vous trouver des gestes anti-systèmes, allez écouter CRASS, vous rendrez certainement ce monde meilleur.
Prochaine étape, Carthagène, Colombie.

El Zonte, El Salvador. 
En rade, quelque part au Costa Rica.
Bocas del toro, Panama.

vendredi 3 janvier 2014

Le soleil qui chante.

C'est dans ce petit village, en proche banlieue de Guatemala City, perché à 1900 mètres d'altitude, et à quelques encablures de la célèbre Panaméricaine que nous avons donc posé bagages, pied endommagé, et folles envies de marathon. Gregoire et Jordane habitent au Guatemala depuis plus d'un an, et vont nous accueillir pendant une petite quinzaine de jours. Un moyen de se délasser à l'ombre de l'avocatier du jardin, tout en respirant le doux parfum de la brique rose émanant des palabres de nos amis. Au programme : manger excellemment bien, dormir, lire, écouter des disques, écrire, rien faire, et recommencer le lendemain. J'en ai passé des journées à rien faire, un peu plus qu'à lire la bibliographie de Victor Hugo. J'ai retrouvé le goût de l'ennui. Alité dans ce matelas gonflable, coincé dans des draps bien trop agréables, je n'ai pas bougé, ni mon pied blessé ni le reste de l'enveloppe corporelle. Je devais être un tantinet pénible à la longue je l'accorde. Profitant des fins de semaines de nos amis, j'ai pu doucement petit à petit faire flirter à nouveau mon pied gauche avec la chaleur de l'asphalte guatémaltèque. Nous avons emprunté les routes menant à Antigua ou Panajachen, ces routes qui nous ont tout de suite amenées vers le sens du mot "dépaysement."
Pick up, bus multi-colores, et grosses cylindrées aux vitres teintées, abritent familles, fusils à pompes, et stock d'ananas. Je vous laisse bien évidemment remettre les choses dans l'ordre mais sachez que vous pourriez être surpris(e).
La grande ville de Guatemala City, chef lieu de la corruption et de la violence armée est loin d'être la destination idéale pour le retraité en mal de vacances les pieds en éventail. Les récits, et anecdotes en tout genre sur les différents braquages ou kidnappings font sourire à entendre, mais on reste tout de même vigilant sur les endroits à fréquenter.
Dans la jungle du Peten, nous nous sommes perdus dans les vestiges Maya de Tikal avec ce vieillard clopinant mieux que moi et son fils qui était visiblement là pour assouvir sa dernière volonté. Un peu plus tôt après une ballade en lancha, nous avons rencontre un bénévole de l'association ARCAS. Alligators, perroquets, et singes dans le même eldorado, béni soit le jardinier.
Antigua, Guatemala
Lac Atittlan, Guatemala
Tikal, Guatemala
Après de longues heures de bus pour rejoindre la mer des caraïbes via le charmant pays du Bélize, nous  avons débarqué sur les terres de Zapata au Mexique. Grâce à l'impressionnant réseau de bus, nous avons voyagé à travers quelques différents états du sud du pays.

Road Map.
Je ne sais pas comment raconter. Je ne sais s' il faut faire un choix des meilleurs anecdotes,  écrire ce blog comme celui de "Dalida et Carlos sont en vacances", parler du climat, de la nourriture, des autochtones, du prix de l'essence, ou de la taille des tortas. Je crois que je préfère écrire des chroniques de disques. C'est difficile de raconter ce que l'on vit sans tomber dans le guide touristique ou l'étalage d'aquarelles de mots sans passer pour un con à la pastèque bien trop dure. Je ne sais pas trop faire ça je crois. J'essaye d'écrire dans ces bus de nuits qui nous emmènent de destinations en destinations. Je note des sensations, des odeurs, des attitudes, mais rien qui ne puisse avoir sa place dans ce blog.
Vous avez gagné, je vais plutôt faire un top 5 des animaux croisés au Mexique. Après je file, on a bus pour le Nicaragua. Bonne année. Restez digne dans la décadence. Et arrêtez avec Dieudonné. Pitié.

TOP 5 - Animaux mexicains

5. Caché derrière un bout de matelas, dans notre chambre à Puerto Escodido : Le scorpion. Petit certes, pas très actif dans ses déplacements, mais l'origine d'un hurlement sans précédent pour Géraldine. Tel Chuck Norris dans Expendables, j'ai dans un premier temps voulu lui sauver la vie, mais nos voisins de palier ont décidé que je devais l'abattre pour gagner quelques points de virilité. Je le regrette encore.

4. Croisé régulièrement sur les routes du Mexique : L'Iguane. Magnifique animal, le reptilien dans toute sa splendeur. Un air nonchalant, une démarche charismatique, et une peau qui change de couleur selon l'environnement. Mention spéciale à ceux croisés dans le Yucatan. Si j'avais quelques centimètres de moins, j'adorerai en chevaucher un. Un style "neverending story" certain.

3. Toujours du coté du Oaxaca : "Diciembre", le chien. A défaut de pouvoir sympathiser avec les surfeurs locaux, bien trop bronzés et musclés pour daigner nous adresser la parole, on s'est fait un ami chien. Il est resté 4 jours avec nous. Il sentait encore plus mauvais que mon sac de linge sale, mais il semblait apprécier le dernier disque de Lawrence's Arms qui tournait en boucle à l'époque. I miss you buddy.

2. Le gueko. Toujours présent. Dans tous nos lieux de passages, il y a en toujours au moins un aggripé au plafond qui se paye une petite ballade. Le cou cassé en deux pour observer leurs promenades nocturnes, j'en suis arrivé à deux conclusions. Le gueko peut faire plus de bruit que moi en ronflant, et cette bestiole semble être la réincarnation animale de ces petits bonhommes acrobates et gluants avec lesquels nous jouions à l'école primaire.

1. Au bout d'une piste menant au pacifique, chevauchant une moto à la cylindrée relative, nous sommes tombés sur une plage au milieu de rien. Sur cette plage, une minuscule tienda avec des charmantes toilettes, et une famille qui s'esclaffe à plein poumons pour nous présenter le ballet de 4 baleines à quelques centaines de mètres au large. Somptueux.

Tulum, Quintana Roo, Mexique.

Districto Federal, Mexico City.

Oaxaca de Juarez.

Middle of nowhere. Oaxaca.




jeudi 19 décembre 2013

Le pied marin.

Vendredi 15 Novembre 2013, un réveil pourtant pas bien différent des autres, niché à l'étage supérieur du lit superposé qui termine sa semaine d'accueil. Je pensais presque être venu à bout du dortoir de 24 couchettes, mais le karma vient de me rappeler que dormir en altitude n'est pas chose aisée. Un sommeil digéré à presque 1mètre 50 de hauteur peut parfois être fatal. Tout s'est passé très vite mes enfants.
Envie pressante, réveil, saut carpé depuis le lit, et atterrissage tout en chaos et violence sur le grand verre vide laissé par une compatriote française, qui devait certainement avoir besoin d'abreuver son sang d'un liquide moins préjudiciable que celui servit au bar des voyageurs de la ville.
Je pense que j'avais pas eu aussi mal depuis les chutes en skateboard il y a peut être quinze ans de cela. Nos colocataires du moment doivent se souvenir encore du cri d'animal meurtri lâché dans la chambrée. Une façon de leur dire qu'ils n'ont pas le monopole de la nuisance sonore avec leur bourdonnement nasal.
Enfin bref, mon pied gauche est désormais aussi utile qu'un parapluie en Californie, et je ne sais pas pour autant quel diagnostic pèse sur mon ripaton. La charmante infirmière qui m'accompagne, quant à elle, ne cesse de me répéter qu'elle n'a pas des rayons X à la place des yeux. Sic. On verra bien...
Telle une pièce de puzzle qui viendrait s'emboiter parfaitement au plan maléfique du karma, on vient de louer une voiture pour arpenter la fameuse route 1 qui relie San Francisco à San Diego ; le hasard organise les choses ainsi, nous sommes aux USA, et les voitures automatiques dominent largement le marché de l'automobile. Je dis donc "Au Revoir" à l'usage de mon pied gauche (et adieu au projet surf sur la plage de Malibu par la même occasion).

Avant de quitter San Francisco, passage obligé par les locaux de Fat Wreck Chords, LE label de disque qui a mis au monde les trois-quarts des albums fondamentaux de mon adolescence. Le label qui a bercé mes tendres années. "Peut-être un peu trop près du mur", diront les cancaniers.
Fat Records ouvre les portes de son bureau, 1heure et demi par mois pour les clients qui veulent attraper au vol quelques nouveautés, ou le dernier 45 tours qui rendra jaloux le voisin. J'ai beau avoir l'impression d'avoir installé une enclume sur mon pied, j'irais en rampant s'il le faut. 
Sur place, j'oublie vite ma jambe qui louche. On passe une belle heure à fouiner les bacs, jaser avec les salariés, et descendre quelques bières bon marché. Le big boss est là. Fat Mike, le gros michel, leader de l'orchestre NOFX, poids lourd du punk rock californien, et forcément je suis comme une jouvencelle devant Justin Bieber. En pire. Il règne comme une bonne ambiance de famille dans le bureau, nous sommes une petite dizaine, à profiter d'un apéritif interminable à la sortie du travail de certains. 


 Michel.
Fat's warehouse
Comme si Géraldine n'avait pas eu sa dose de punk rock, on file au 924 Gilman Street, découvrir à quoi ressemble l'épicentre de la scène alternative Californienne, le chef lieu du Do It Yourself, l'endroit où Green Day, Rancid et Good Riddance ont cassé leurs premières cordes. On assiste aux spectacles de groupes ska-punk locaux. Il aurait pu avoir un sombre groupe de Death Crust Norvégien à l'affiche ou Ska-P qui reprend Bad Religion, dans tous les cas, j'aurais été le plus heureux des hommes. Le lieu est agréable, et les valeurs défendues sont nobles. Ca fait du bien de voir que depuis toutes ces années rien a bougé. Pour les gens qui ne peuvent se payer l'entrée, il existe toujours la solution d'être bénévole d'un soir, et donner un coup de patte à l'organisation de l'évènement. Le coup de patte, je l'ai déjà donné dans un verre, on paiera l'entrée pour ce soir.
J'ai dansé un peu. Un peu trop pour cette patte folle certainement...
Day Labor @ Gilman Street 
924 Gilman Street
On a passé une semaine sur la route, alternant motels miteux et nuits dans la voiture, sur des sièges pas vraiment adaptés pour accueillir nos carcasses fatiguées. On s'est fait réveiller en pleine nuit par des policiers prévenants, ou à l'aube par des lions de mers en pleine coït. On a beaucoup roulé, sur les routes de la charmante côte pacifique, dans le désert ou entre les séquoias du Big Basin. Ca me manquait tellement de conduire. Comme si j'avais pas revu depuis trop longtemps cette vieille tante qui pimente les repas de famille.
Mon pied gauche quant à lui, n'a cessé d'enfler, à tel point qu'il a fallu tout de même aller voir un professionnel de la médecine pour savoir s'il fallait poser un pied mécanique façon Robocop, ou simplement renverser le sablier en attendant des jours meilleurs. Bilan : deux orteils fracturés, une paire de béquilles, et une sandale adaptée pour reposer le malheureux. 
Pour renverser la balance, on aussi roulé jusqu'à Las Vegas chercher les 250 dollars que nous avons oublié de donner à l'hôpital de Santa Cruz. La ville est intrigante, pendant deux heures ou trois, et puis devient vite lassante.Trop de lumières, trop de musique, trop de monde, trop d'excès, trop de surcharges pondérales vautrées dans les machines à sous, le coude dans le cendrier. 
Un dernier tour pour saluer de nouveau la cité des Anges, et nous avons rejoint nos potes de San Francisco, les très sympathiques Joakim et Sarah du coté de San Diego, avant qu'ils ne s'envolent pour l'Australie, et nous pour le Guatémala, histoire de mettre ce satané pied au calme. Nous étions donc au camping pour le dernier week-end de Novembre. Tout va toujours pour le mieux en Californie même à cloche-pied.

Somewhere in Nevada 
Mavericks, CA

Santa Cruz, CA

Pied en mousse.

Road.
Las Vegas, NV

Las Vegas, NV

dimanche 8 décembre 2013

We can dance until we die.

"Teenage Dreams" chantait Katy Perry il y a quelques années. Nous sommes en Californie, et ce rêve d'adolescent n'est donc pas loin de se produire. Il fallut tout de même attendre le douloureux cap des trente piges pour pouvoir me mouvoir jusqu'à ces terres si importantes. Cette région tellement inestimable pour le jeune pubère en pleine tentative de construction identitaire du milieu des années 90. De Dead Kennedy's à Green Day, de Aaron Cometbus à John Fante, de Kelly Slater à Duane Peters, les idoles de ma jeunesse sont pour la plupart d'entre elles, sorties de la rosette du Golden State.
On a débarqué à Los Angeles, un soir de début Novembre. Depuis le hublot déjà, tout semblait inhumain, des hectares entiers illuminés par les réverbères bordant des routes sans fin, un horizon toujours éclairé par le flot perpétuel des voitures, l'équivalent d'un département français débordant d'activité nocturne.
On a débarqué chez Nicolas, un camarade français installé dans le nord de la ville avec sa compagne Michelle, américaine, originaire du coin. Je vous épargne le script de la love story entre ces deux là, Rox et Rouky en deviendraient jaloux à mourir.
 J'avais croisé Nico que trop peu de fois il y a quelques années. A l'époque, il travaillait à Nice, pour cet excellent lieu culturel intitulé "Le Volume", et jouait dans l'orchestre La Relève. Etre sur la route avec un groupe offre l'opportunité incroyable de rencontrer un maximum de gens. Je ne comprendrais néanmoins jamais comment les évènements arrivent à s'organiser pour que l'on puisse croiser beaucoup plus la bande de rockeurs lourdauds, ahuris du coin, que les personnes avec qui tu as quelque chose à partager. Le karma doit bien jeter quelques fléchettes sur les roues du destin de temps à autres. Pour quelques heures ou pour une semaine, le temps parait souvent trop court avec les âmes attrayantes.
Nico nous a gentiment proposé d'occuper une partie du salon le temps de notre séjour à L.A. Il est installé en colocation avec Michelle et deux compagnons locaux. Nico et Michelle furent tour à tour guides, chanteurs de karaoké, et partenaires de fête redoutable.
Impossible de visiter la cité des Anges en une semaine. Nous avons toutefois alterné les sympathiques visites avec Michelle et Nico dans leur charmant camion, sobrement nommé "The Blue Whale", et des journées terrassantes à se battre avec les transports en commun locaux. Un lieu = une journée.
A Los Angeles, sans voiture, tu ne peux pas te permettre de dire : "On passe faire un tour à Venice, on fonce claquer une bise à Johnny vers Pacific Palisades, et puis on ira boire un coup avec Lemmy sur Hollywood Bd." Non, trouver le bon bus pour aller à Venice beach, prendra déjà deux heures. Et puis Lemmy n'est jamais au Rainbow de toute façon...

Venice Beach.
Santa Monica Pier

Seal beach, Orange County
San Francisco, 7 heures de bus bon marché vers le nord. Une nuit blanche pour rejoindre la troisième destination touristique des Etats Unis. On pose nos valises dans une ravissante auberge de jeunesse sur les hauteurs du port, un backpacker réunissant voyageurs et marines à la retraite. Il y règne une étrange atmosphère, entre odeurs de chaussettes, récits de vieux baroudeurs, et centre de loisir en devenir. J'avais presque oublié le charme des ces dortoirs de 24 lits, les opéras nasaux, les émanations d'alcool, et les rencontres qui vont avec.
Dans les rues abruptes de San Francisco, on s'accointe facilement avec les sans-abris, qui font parti du décor. A la différence de nos chères contrées hexagonales, les "homeless" semblent relativement bien intégré à la vie de la ville. Difficile de se faire une idée en si peu de temps, mais j'ai comme l'impression que le rapport à la société normée est moins à sens unique que par chez nous.
"La honte de la ville" comme l'appelle certains médias locaux, fait parti du charme de certains quartiers, en particulier Haight-Ashbury, le repère des anciens hippies où se mélange allègrement la faune locale, les commerçants, et les touristes de passages.
On se baigne dans cette ville à dimension européenne, de magasins de disques en musée, de parcs verdoyants en boutiques pour hipsters dégueulasses, en compagnie de nos compères rencontrés dans l'auberge. Anderson, notre ami canadien, Bryan de Monterey mais aussi et surtout Joakim et Sarah, un couple français sur la route depuis déjà 8 mois sont nos compagnons de passage... Tous nous apportent tous leur expérience de la ville. On passe une semaine bien trop courte. Une semaine qui se termine par un cascade mal négociée depuis le haut d'un lit superposé. Un coup du sort, une fois de plus qui aura une influence certaine sur la suite des aventures. Mais ça c'est pour le prochain épisode...

PS : J'ai activé la fonction "Commentaires" un peu plus bas, l'histoire d'apporter un peu d'interactivité à ce site. Merci d'éviter toutefois les histoires de "quenelles" où je ne sais quelles autres niaiseries à la mode qui pourrissent les réseaux sociaux actuels.

Cable cars
Haight Street.
Golden Gate Bridge
Sea lions - Pier 39 
Beat Museum

mercredi 27 novembre 2013

We are what we believe.

Juin 2008, coup de téléphone de mon pote Chamoule, le plus provincial des Parisiens, installé depuis quelques temps à Londres. Son nouveau groupe Jedethan part sur une tournée Franco - Belge d'une dizaine de date en compagnie d'un chanteur folk, originaire du Sud de la capitale anglaise, un certain Frank Turner. 
Son orchestre Million Dead avait eu son petit effet sur mes poignées auditives à l'époque. Je connais le garçon pour l'avoir croisé deux ans plus tôt sur un festival en banlieue Toulousaine. On avait filé un petit coup de pouce avec ToLoose Punkers pour que le petit protégé de Cham soit à l'affiche d'un évènement organisé par nos camarades de Progrès Son. Cheveux longs, petit bouc façon Nickelback, j'ai le souvenir d'un agréable jeune homme, festif, et énormément talentueux.  Bref, il manque un camion et un chauffeur pour une tournée d'une petite dizaine de date en France et Belgique. Mon emploi du temps étant aussi troué qu'un blue-jeans de Seattle en 1993, j'accepte volontiers la proposition de mon camarade et embarque toute la troupe à Paris dans le camion orange, après une fête de la musique légèrement mouvementée.
On part ainsi quelques jours sur la route, de Paris à Bruxelles, en passant par Valence ou Toulouse. On forme une belle équipe, ce trio Jedethan, et son stoner rock hybride, Frank et ma tronche. Une bonne ambiance fidèle aux tournées de rock, humour colonie de vacances et railleries de rigueur. Je découvre les chansons du londonien, et l'intensité des représentations. Seul avec son bout de bois à 6 cordes, il joue avec la même ardeur devant 15 personnes à Lille, le double le lendemain, et puis devant 8 teigneux à Nice. De petits rads, en barbecues, la troupe fait ainsi un bon petit tour dans nos provinces hexagonales. De l'autre coté de la Manche, les chansons de Francis rencontrent déjà un succès tel que l'oiseau s'envole en fin de semaine pour assurer des prestations dans les plus gros festivals anglais.
Au fil des dates, le jeune britannique est en passe de prendre une place de choix dans ma sensibilité et mes goûts folk,  au côté d'un autre chanteur au prénom similaire. Coucou Francis.
J'accroche bien avec le gazier et le reste de l'équipe. On a en commun les mêmes valeurs, un amour de l'asphalte et un sens de la fête aiguisé. Songwriter hors pair, humble, discret, et efficace sur les planches, je ne doute pas dans son avenir dans le métier. On partage d'agréable moment à l'avant du camion. On s'échange nos parcours, nos histoires de coeur, et d'autres anecdotes certainement aussi intéressantes qu'une vidéo féline sur un réseau social has been. La tournée se termine, on repart tous au boulot, Frank sur la route.
Ecaussines, Belgique - Juin 2008.

La Chimère, Lille - Juin 2008. 
1er Novembre 2013, nous sommes à Dallas, Texas. Je  ne sais guère ce qu'on fiche là. Au moment de prendre le billet New-York-->Los Angeles, mon interlocuteur nous a offert le choix de passer 3 jours à Dallas avant de rejoindre la Californie. Dans l'excitation du moment, je réponds positivement avec un enthousiasme certainement inadapté avec les attractions de la ville. Ce n'est pas que je me contrecarre de visiter l'endroit ou JFK s'est fait assassiné mais nous en sommes pas loin.

La destinée arrange parfois bien les choses. Alors que nous nous apprêtons à nous vautrer pendant 3 jours dans les draps de l'ennui de la cité texane, j'apprends que  Frank est en ville avec ses camarades de jeu : The Sleeping Souls. Le petit coquin est en tête d'affiche d'une énorme tournée américaine de deux mois. 
Mis à part quelques mails échangés à la volée,  je n'ai guère eu de nouvelles directement. Mais depuis 5 ans, celui qui jouait autour des feux de camps dans les jardins flamands, à sérieusement avalé les kilomètres de la route du succès. Une signature sur le plus gros label indépendant du monde, trois albums, une date homérique au Wembley Arena de Londres, une prestation pour la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques, j'en passe et des raisons pour chopper une pastèque à la Alain Delon.
J'envoie au hasard un courrier électronique au jeune homme lui signifiant que nous sommes en ville. Aucun soucis, des centaines et des centaines de dates plus tard, et de milliers de miles parcourus, associés certainement à un pacson de rencontres, il est heureux d'avoir des nouvelles et nous rajoute sur la liste des invités.
Dallas, TX - Novembre 2013
Le charisme est noble uniquement lorsqu'il est dépourvu de frime. Frank fait parti de ces gens là, capable de te mettre une salle entière complètement à merci. Pas de démagogie mal placée, ni de discours surfaits, les prises de positions sont sincères, et fidèles aux valeurs défendues dans le passé. Les chansons, entre hymnes folk aux refrains fédérateurs, et ballades poétiques retournent les viscères à faire sangloter le moindre cowboy trop à l'aise sur sa selle. Entre les chansons, je retrouve le même humour, auto - dérision, et proximité avec l'auditoire.
Je retrouve dans cette salle de l'est de Dallas, la même ambiance qu'il y a cinq ans sur les routes de France. Le public bien plus mixte et bigarré qu'à l'époque connait les textes sur le bout des doigts. On est coincé entre un couple de gros beaufs, et un vieux fermier doté d'une magnifique casquette couleur "urine", et on chante tous les mêmes tubes. 
Concert terminé, on retrouve Frank au milieu de ses fans, il fait son job avec plaisir, et prend le temps de prendre une photo avec chacun d'eux. J'hallucine complètement sur la situation. Les jambes tremblotantes, la plèbe attend patiemment son tour, son instant privilégié avec l'artiste. Tout ça me dépasse un peu. On termine sur une terrasse d'un bistrot de la ville, Frank paye son coup, nous présente son équipe et ses musiciens, puis on reprend l'échange d'enfantillages que nous avions commencé il y 5 ans puisque visiblement nous n'avions pas terminé. 
Si un zigue devait incarné la notion d'humilité, ça serait certainement celui-ci. La où certains explosent en plein vol lorsque les salles se remplissent, d'autres restent intègre et se bonifient au contact du succès. Je souhaite le même parcours à tous ces troubadours que l'on croise sur la route avec leur instrument de fortune. J'en connais même qui mériteraient d'être ailleurs que dans les pmu déroutant de l'hexagone (suivez mon regard). D'autres peut-être, feraient ils mieux de reprendre un orchestre de musique extrême. C'est toujours plus confortable derrière un ampli.
Enfin merci Frank, il y a quelque chose de rassurant à suivre ta carrière. Il y a même un peu de fierté qui s'évade quand je jette un coup d'oeil dans le rétroviseur.

Jedethan & Frank Turner - Juillet 2008

dimanche 10 novembre 2013

These vagabond shoes. They are longing to stray.

Damned, les aventures défilent comme les tomes de Martine. Il faut que j'arrive à consacrer plus de temps à ce maudit blog pour pouvoir rester à la page, sinon vous lirez au mois de Juillet, l'histoire formidable des réjouissances de la saint sylvestre. Il ne faut pas croire les commérages de bureau de votre voisin de palier, ce n'est pas parce que tu n'as pas de travail que tu as forcément du temps devant de toi. En particulier sur la route. Il y a environ dix milles choses à faire plus intéressantes que d'installer ton laptop pour te réchauffer les genoux. Chaque geste coutumier peut vite se transformer en aventure rocambolesque. Du piment dans le café, chaque jour au petit déjeuner, et la vie devient tout de suite plus agréable.
NewYork donc, deuxième étape américaine de notre tournée sans musique. Réitération de l'expérience AirBnB à un bémol près, notre hôte New-Yorkais est un professionnel dans le domaine. Littéralement parlant, il a fait de cette prestation rendue à la personne, un moyen de remplir son réfrigérateur. Visiblement, c'est la mode dans la grande pomme comme à Paris, le sujet est même devenu affaire d'état puisque les colossales maisons de l'hôtellerie commencent à s'inquiéter. Le malaise des aubergistes, c'est le cadet de mes soucis, néanmoins les dizaines de milliers de dossiers de logements sociaux qui attendent bien planqués à l'angle du bureau, laissent un arrière goût acre au fond du bec.

Brooklyn Bridge
Nous sommes hébergés du coté de East Flatbush, sympathique quartier bigarré de Brooklyn. La population est principalement originaire des Caraïbes, on y parle anglais avec un accent plus compréhensible qu'au Texas, on y sent les odeurs de Jamaïque et de Haiti, et les gens y sont très souriants quand ils croisent nos dégaines de toubabs perdus. Le quartier pâti toutefois d'une réputation à  criminalité certaine, on se fait donc discret, c'est pas le genre d'endroit où tu peux te permettre de rentrer ivre à 4 heures du matin, en chantant Megadeth, un slip sur la tête, l'organe en mode manche à air.
On a donc passé 8 jours à croquer la grosse pomme, logés dans un élégant demi sous-sol vous dira notre hôte, une charmante cave vous répondrais-je dans la foulée. 
Celle que certains considèrent comme la capitale du monde est épuisante. Il y a trop de choses à faire, les sens sont mis à rude épreuve dans n'importe quel moment de la journée. Notre grosse semaine ne suffira jamais à satisfaire les suggestions des différents guides, comme celles des amis qui ont un jour laissé un bout de canine dans la fameuse pomme. On a donc pris la ville en pleine poire, profitant au maximum du spectacle permanent, prenant chaque rencontre, chaque expérience comme une attraction exclusive. Mention spécifique pour les trajets en métro.  Présents minimum au nombre de deux, on a passé énormément dans les différents trains New-Yorkais. Nous nous sommes perdus à peu près tous les jours, nous avons ragé contre cette organisation bien trop complexe pour d'humbles provinciaux français, mais nous avons pris plaisir à regarder vivre les habitants de l'île de Manhattan. Une observation anthropologique redoutable.

Somewhere in Times Square

Il va de soi que l'évènement le plus notable à retenir est le grand retour de la mode des années 90 sur les jeunes adolescents New Yorkais. En effet, pour être branché, il faut porter le pantalon juste en bas des fesses. Alors attention, pas non plus bas trop bas, comme pour satisfaire un besoin vital de type 2, mais juste un peu plus haut. Vous savez ce moment fatidique avant qu'il ne finisse à trôner sur vos chevilles. Deuxième information capitale, le retour de la chaussure de chantier dans le coeur des adolescents. Caterpillar, en marque phare, back to the future. Me revoilà replongé dans mes années collège, la raie au milieu, Steve Caballero et Michael Burkett comme maîtres à penser. Les modes viennent et reviennent comme un interminable cercle vicieux. Préparez vous à ressortir l'accoutrement de 1996 si vous voulez être à la page.
On a vu tout ce qui fallait voir, pour une visite version courte de la ville. Bons élèves une fois de plus. 
Je garde néanmoins un souvenir tout particulier du "Lower East Side Pickle Day", autrement dit la fête du cornichon, dans l'un des quartier des plus agréables de Manhattan. Une rue entière consacrée à la dégustation gratuite des ces illustres gros cornichons, beaucoup plus doux que par chez nous. Des concerts, des stands de nourriture, des activités pour les enfants...Un dimanche classique semble t'il pour les New-Yorkais. Les meilleurs souvenirs ne sont jamais écrits dans les guides touristiques. 
Pickle Day 2013
South Manhattan
Coney Island
"Girls just wanna have fun" China Town
Top of the rock
Rien à voir avec les tomates farcies de Mamie, mais le mois dernier à Montréal, nous avons tourné une vidéo dans le cadre des épisodes "Slam shows sur le toit" organisés par Jessy et son label Slam Disques. Il m'a fallu une dose de courage non atteinte depuis belle lurette, ainsi qu'une bonne mise à jour de "confiance en soi" pour présenter ma frimousse sur la terrasse du quartier Verdun. Un moyen de faire un gros clin d'oeil à mes amis de l'orchestre, restés à Toulouse, à cette vie à laquelle je pense souvent.