lundi 1 août 2011

Juillet.

Shit's fucked but what can I do? Le mois de juillet est déjà terminé. Ce coquin est passé aussi vite dans ma vie qu'un sandwich américain dans l’œsophage de mes colocataires. Je pensais venir un peu plus souvent sur cette cyber interface pour chroniquer un film, deux-trois bouquins ou le dernier disque qui me plait, mais il y avait visiblement beaucoup mieux à faire à l'extérieur. La bonne nouvelle c'est que l'aventure continue puisqu'il y a le mois d'aout juste derrière juillet. C'est fou comme le calendrier est bien fait.
Alors autant prévenir les mirettes malveillantes ; oui j'ai presque deux mois de vacances l'été. Je bénéfice comme pas mal de français de ce qu'on appelle dans le doux jargon du privilège : les congés scolaires. J'appartiens donc fièrement à cette caste que certains traite de chanceux, d'autres de fainéants. Les premiers auront certainement raison, quant au seconds je les invite avec joie sur mon lieu de travail dès la rentrée de Septembre.
Bref, ça a commencé très fort avec un mariage fort en émotion et en rigolade. Une fête qui aurait presque poussé Brassens à épousé sa Pupchen, muse de toujours. Je suis certain que même le moustachu anti-conventionnel si serait senti à son aise.
De toutes manières, je crois que j'ai la passion des mariages. Étant donné l'âge avancé dans lequel nous rentrons, il faut avouer que cela devient de plus en plus fréquent. Champagne, madison, et chorégraphie sur la Compagnie Créole, il m'en faut pas plus. N'hésitez pas à m'inviter si vous voulez légitimer votre union, j'ouvre les bouteilles à bulles mieux que personne. Et encore bravo aux heureux marié(e)s.
14 Juillet, fête nationale certes, mais aussi et surtout : Traversée de la baie de St Jean de Luz.
A la base, je n'ai pas trop une âme de compétiteur. Cela m’intéresse pas de me mesurer aux autres. Si tu veux être le premier et que cela te permet de te sentir bien, si cela est un outil primordial de valorisation, très bien, je prends avec joie les derniers places. L'essentiel est de participer disait l'autre. Presque, l'essentiel est la rigolade.
Pour le coup, je participe à cette course à la nage avec mon frère et ma sœur, à l'ancienne et en famille, donc pour la rigolade, c'est servi en pension complète, avec possibilité de se resservir à table. Dans l'eau, entre Socoa et St Jean de Luz, on rencontre des tri athlètes musclés et sportifs, combinaison intégrale sur la carcasse, mais aussi des gens qui pensent être encore au niveau de Weissmuller, des papis, des mamies, des gens qui se demandent si ils vont sortir vivants du grand bain, et puis nous. Costumes de bain douteux, pilosité dégradante, niveau de natation relatif, mais tellement heureux de participer à cette grande fête populaire. Au final, avec la fratrie on s'en sort pas trop mal, et on arrive même dans avec la première partie des participants (Bon sur 500, on se situe autour du 250ème...)A l'arrivée, petite collation, remise des récompenses et apéritifs. A l'année prochaine.

Entre deux concerts festifs avec l'orchestre Charly Fiasco, j'ai aussi pas mal zoné dans ma ville. J'adore Toulouse l'été, il y a personne, les rues sont calmes, et on y redécouvre un environnement que l'on a tendance à oublier durant l'année. Quand on le temps de flâner, on a même le temps de regarder les façades des maisons. Zut, je m'égare.
Bon arrêtons de tourner autour du pot, le fil rouge de ce mois de Juillet, cela reste bien évidemment le Tour De France.
J'ai grandi avec cette bonne vieille grande boucle. Je me souviens des années 90 et de tous les coureurs qui ont fait la joie de mes étés. Je me souviens d'après-midi entières passées avec mon paternel, à sortir le museau dehors uniquement autour de 18h parce que les coureurs étaient dans le mont Ventoux les heures avant. Je me souviens d'avoir frémi et vibré quand Claudio Chiappuci portait ses attaques dans des pentes à 10%. Depuis le temps, la passion est intacte. Un truc de beauf me direz-vous? Certainement, comme toutes les évènements extrêmement populaires. Enfin, peu importe, j'adore ces 3 semaines par an, j'adore l'effervescence qui en découle, j'adore les stratégies d'équipe, la course aux différents maillots, les commentaires de Jean Paul Ollivier. Mais j'apprécie, autant de voir les villes de France se mettre en 4 pour accueillir ce convoi éphémère, regarder les camping-cars le long des routes occupant un emplacement 5 jours avant pour voir défiler des coureurs seulement quelques minutes. Je trouve cela complétement fascinant.
Cette année, la course la plus dure du monde n'a pas déçue. Les Français ont été impressionnant de combativité, Monsieur Contador a visiblement mis un peu moins de produits illicites dans sa tortilla, et du coup, la bagarre n'en était que plus passionnante. Voilà, vous savez tout, maintenant ne vous étonnez pas si vous me voyez l'année prochaine courir derrière Jerémy Roy avec un slip sur la tête.
La semaine dernière, je suis parti rejoindre mes ami(e)s de Saturn (pas les extra-terrestres, ceux qui jouent dans le groupe de punk rock du même nom)
Isolés dans les contrées reculées du Vallespir, les copains préparaient tranquillement leur 3ème album. Je pourrais vous écrire un roman sur l'estime que je porte à ces 4 garnements. Humour, talent, sympathie, savoir-vivre...Les mots manqueront toujours. Je garde un souvenir impérissable de nos premières rencontres, de nos premières tournées communes en Europe de l'Est. Depuis deux d'entre eux sont mes colocataires, donc forcément c'est un peu la famille.
Leur troisième bébé s'annonce plutôt très bien. Les tempos ont un peu ralentis, les cœurs se sont affinés,les compositions se sont diversifiées, et la personnalité de l'orchestre est dorénavant bien entérinée. Il y aura des featurings de la talentueuse Dina, et de bibi... Mes esgourdes ont hâte de flirter avec la bête Catalane.
Entre deux apéritifs, et trois répétitions, nous sommes allés au champignons. 2 kilogrammes de girolles dans le balluchon, et le repas le plus succulent de l'été dans l'estomac.
Bon je vous en ai déjà trop dit. Prochain post sur mes lectures de l'été, et sur ma nouvelle passion pour le cruciverbisme certainement.
D'ici là, n'oubliez pas de rigoler, il ne nous reste plus que ça.
Romain Boule, barbu.

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