mercredi 21 décembre 2016

2016, le haut de mon panier (1).

C'est tellement ringard de faire des Top albums. Merde, on est pas chez les Inrocks quand même, me direz-vous. Je suis désolé, j'y peux rien mais cela m'anime plus que de discuter du développement de l'attitude corporelle d'Emmanuel Macron en pleine campagne présidentielle. Et pourtant, je suis loin d'être un aficionado de la compétition, et encore moins de la hiérarchie. Mais si les lignes qui vont suivre permettent de lancer un débat musical au prochain repas de famille avant d'attaquer le sujet "lutte des classes", ça sera toujours ça de pris.
 Le site étant un tantinet en jachère, c'est peut être l'occasion de labourer le terrain et de relancer un peu la cyber moissonneuse. Voici donc les disques qui m'ont marqué lors de ces douze derniers mois.
Pas de classement au sein du Top5. Impossible de mettre de l'ordre dans ce quintette par contre.

ROCK. 
 DESCENDENTS "Hypercaffium Spazzinate" Epitaph Records
Retour des patrons, douze ans plus tard. Neutralité 0, mais force est de reconnaitre que le petit nouveau est de très bon facture. Le discours a certes quelque peu changé (No fat burger) mais la recette marche toujours à merveille. Entre brulots punk, courts et efficaces et tubes pop-punk catchy mais pas niais. On reconnait l'orchestre qui a influencé la majeure partie des stars tatouées actuelles.
Au milieu de tout ça, la chanson "Without love" sublime le disque dans son intégralité. Je m'inquiète toutefois de la tournure que prend leur merchandising actuellement : Entre H&M, et Casa.
                                       

JEFF ROSENSTOCK "Worry" Side One Dummy Recordings
Toujours debout, toujours la banane, le sympathique chanteur de Bomb The Music Industry! Inutile de dire que sa nouvelle carrière solo se porte à merveille. Le bonhomme sait absolument tout faire, dans tous les registres qui m'intéressent à l'heure actuelle. Capable de signer les plus beaux tubes pop en passant par le hardcore 80's puis un gros single ska punk, au cas tu aurais oublié ses origines.
Rajoutez la dessus, des textes au thématiques aussi variées que essentielles, et vous avez bel et bien, l'un des plus beau disques de l'année.


NADA SURF "You know who you are" City Slang 
J'avais presque oublié leur existence. 8ème album déjà. Je l'achète sur les conseils de mon chic type de disquaire qui une fois de plus avait raison. Je retrouve les chemins empruntés il y a dix ans, en y mélangeant ma vision de néo-adulte en construction.  Histoires d'amour inachevées pour ballades pop à envoyer la pilosité épidermique au garde à vous.
J'ai écouté cette chanson 8769 fois.

NOFX "First ditch effort" Fat Wreck Chords
Le disque de la réconciliation. J'avais arrêté d'écouter tellement la bande au gros Michel m'agaçait au plus au point. Puis, je suis tout de même allé les voir en concert à Toulouse. J'en ressors agréablement surpris par une prestation sobre et efficace. Puis ce nouveau disque pointe son nez, et j'en ressors déconcerté par une sincérité dans les textes et quelques chansons sortant largement de ce qu'on pu avoir sur ces dix dernières années. Welcome back boys.
THE HEADLINERS "Self love Affair" Une Vie Pour Rien
Les petits chouchous Nantais. Dans la lignée de leur précédent opus, mais encore plus mélodique. Le sens du refrain catchy par excellence, avec le son anglais du début des années 80. On vacille entre power pop, oi et mod à l'ancienne. Dire que j'ai réussi à rater leur passage à Toulouse.





C'est le top du jour. Demain cela aura peut être changé. Demain, il y aurait peut être eu plus de revival oi française. Demain, il y aurait eu Nerf Herder, Pup, Pinegrove, Arms Aloft, Useless ID, Direct Hit ou je ne sais quoi. Rien n'est figé. Sauf pour l'année prochaine, où il y aura Heavy Heart et Intenable. Ca j'en suis sur.

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